Que deviennent les pays « en voie de développement » si on relocalise l’alimentation ?

Nous n’avons pas la prétention de savoir ce qui doit être fait pour améliorer les conditions de vie ailleurs dans le monde. C’est ici que nous vivons et nous n’avons pas de leçon à leur donner. Mais nous pensons que si nous relocalisons progressivement la production alimentaire, nous libérerons en même temps les personnes qui sont exploitées par l’industrie agroalimentaire dans les pays « en voie de développement » pour nous fournir de l’alimentation bon marché. Ces personnes pourront alors plus facilement reprendre leur destin en main, retrouver une souveraineté alimentaire et de meilleures conditions de vie. En d’autre mots, pour les aider là où ils sont, nous choisissons d’agir d’abord ici, sur nos propres comportements, et sur nos modèles économiques.

Nous ne souhaitons pas l’autarcie alimentaire, mais plutôt l’autonomie. C’est à dire que ce qui peut être produit ici doit être produit ici, c’est plus sensé et cela permet une économie locale plus robuste et créatrice d’activités. Relocaliser est aussi essentiel pour participer à l’effort global face aux changements climatiques. Les denrées alimentaires qui ne poussent pas dans notre climat peuvent continuer à venir de plus loin, mais par des circuits du commerce équitable, qui participent à la régénération des écosystèmes et permettent aux paysans de vivre dignement.

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